Vendredi 10 juillet
Si hier était la première journée
du séjour, aujourd’hui est la première journée de marche. Pour débuter, le
programme a prévu une course avec peu de dénivelé – mais quand même, peut-on
entendre en fin de journée -
Le départ est prévu à 8h30 devant le chalet des filles.
Quelques réglages de dernière minute sont inévitables, une sangle, un sac a
équilibrer, des bâtons à égaliser ou à décoincer… C’est avec un très léger
retard que nous empruntons le sentier qui part derrière le gîte et s’élève très
vite, à peine le temps de trouver ses pas que l’on peut déjà toiser les
bâtisses. La température est douce avec un vent discret et frais. Conditions
idéales pour marcher !
L’objectif du jour consiste à
rallier le col de Bramousse à 2251m (le gîte est à 1300m) pour déjeuner à la
mi-journée puis de redescendre par le col Soulliet, puis d’aller rendre visite
au mélèze remarquable, un arbre vénérable au diamètre impressionnant.
La première heure a lieu sur un
chemin d’exploitation conduisant aux chalets de Bramousse, un groupe de chalets
nichés dans les hauteurs presque inaccessibles de la montagne. Les jeunes
soufflent fort. Il y a de grands moments de silence où l’on entend plus que les
clarines des vaches au loin. La mise en jambe a été nerveuse voire assez
rapide.
Les trois heures nécessaires à
gagner le col se font à l’ombre d’une forêt de mélèzes. Le mélèze est l’arbre
résineux le plus répandu au-delà de mille mètres. Très odorant, il dégage sous
le soleil insistant d’un ciel splendide des senteurs maritimes que l’on
aimerait bien ramener chez soi pour les jours gris. Son parfum se mêle
parfaitement à celui de fleurs qu’on ne met pas en pot et de pierres qui ont
connu les glaciers. L’atmosphère est idéale pour prendre son repas au col de Bramousse
à midi à la minute
près !
Le col sépare la vallée où nous
logeons de celle de Ceillac, là où nous irons nous initier au parapente.
Quelques curieux, une fois
restaurés, iront « voir ce qu’il y a là-bas derrière » accompagnés
par d’autres qui se demandent « ce qu’on voit depuis là-haut ».
Attitudes très fréquentes en montagne ! Bref, un petit groupe composé de
Samuel, Charline, Sophie et de Louise reprennent des sentiers pentus pour
gagner un sommet intermédiaire dénommé « château ». En guise de château,
nous ne verrons que les vestiges d’un ancien blockhaus. Et la vue qu’offre cet
éperon rocheux est la continuation de la vallée de Ceillac.
La descente est toujours un
moment décevant. L’on s’attendait à de la facilité et cela demande bien des
efforts et beaucoup de concentration. L’on s’attendait à ne faire que descendre
et il faut souvent remonter, même un peu. Le mieux est un chemin dit « en
balcon », c’est-à-dire à flanc de côteau. Cela ne monte ni ne descend, et
le paysage n’en est pas moins grandiose.
Vers 14h30, nous entamons une section qui fait
beaucoup de mal. Il faut préciser qu’elle remonte sévèrement sur plusieurs centaines de mètres. Et à cette heure de l’après-midi où les
organismes sont entamés...
La pause au pied du mélèze remarquable
n’en sera que meilleure. Et plus longue.
Il est presque cinq heures quand
nous sommes de retour au gîte. Pour une première, ce fut une bonne marche de
réglage !
Au dîner, les jeunes de service
se sont très bien débrouillés, la cuisson et la présentation excellentes !
Mais demain les choses sérieuses
commencent…
Voici le billet écrit par Samuel
et Lisa :
« Aujourd’hui, nous sommes
partis à 8h44 vers le col
de Bramousse.le départ fut dur pour la plupart des jeunes, mais la randonnée
s’est bien déroulée accompagnée de la bonne humeur de tous. Plusieurs questions
ont perturbé l’état de Christophe. Arrivés au col de Bramousse, le pique-nique
préparé par le Gîte du Riou Vert fut excellent. Les plus ocurageux ont commencé
une ascension minime de 30 minutes direction le panorama rêvé. Tout cela
pendant que les autres bronzaient. Après un début de descente, un petit détour
fut proposé
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